07 mai 2009

Slamomusé

 

Le samedi 16 mai de 20 H à 23 H30

Pour "La nuit européenne des musées"

Le slam par l'intermédiaire de L'atelier du Balthazar représenté pour ce soir-là par Françoise, Hélène, Philomène et Viviane s'invite à Grobet-Labadié et aux Docks Romains.

 

Musée Grobet-Labadié

140 boulevard Longchamp

13004 Marseille

et

Musée des Docks Romains

Place Vivaux

13002 Marseille

 

Au programme déambulation poétique, slam, jeux verbaux, sans oublier la possibilité pour un slameur de passage de faire cadeau de ses mots, pour un poète de déclamer ou pour tout un chacun de dire un texte de son auteur préféré.

03 janvier 2009

La vie en rose ?

2009 ?
Une crise financière, des guerres,
le pouvoir d'achat en baisse, le moral qui s'affaisse, les abeilles qui disparaissent,
le chômage à la hausse, les glaciers qui s'effrondrent,
la liste est trop longue...
alors une petite pensée pour nous aider !
 
"Le pessimisme et une perte de temps.
Les optimistes et les pessimistes meurent de la même façon, la seule chose différente est dans leur façon de vivre". (Shimon Pérès).
 
On va essayer...
 
Jeannine

30 décembre 2008

C'est la fin de l'année...

Alors vous savez bien, comme tous les ans à cette période on fait le bilan, on met de l'ordre dans sa maison (et dans sa vie ?), on range... Donc hier j'ai retrouvé au fin fond d'un tiroir de mon bureau une feuille de papier que je cherchais depuis fort longtemps. Sur la feuille quadrillée j'avais recopié un texte d'humour tendre aux effluves douces-amères. Je vous le livre en cadeau de Bonne Année !
Jeannine

« L'âge des autres »

De Corey Ford

 

Il me semble qu'ils fabriquent des escaliers plus durs qu'autrefois. Les marches sont plus hautes, il y en a davantage. En tout cas il es plus difficile de monter deux marches à la fois. Aujourd'hui, je ne peux en prendre qu'une seule.

A noter les petits caractères d'imprimerie qu'ils utilisent, maintenant. Les journaux s'éloignent  de plus en plus de moi quand je les lis : je dois loucher pour y parvenir. L'autre jour, il m'a presque fallu sortir de la cabine téléphonique pour lire les chiffres inscrits sur les fentes à sous. Il est ridicule de suggérer qu'une personne de mon âge ait besoin de lunettes, mais  la seule autre façon pour moi de savoir les nouvelles est de me les faire lire à haute voix - ce qui ne me satisfait guère, - car de nos jours les gens parlent si bas que je ne les entends pas très bien.

Tout est plus éloigné. La distance de ma maison à la gare a doublé, et ils ont ajouté une colline que je n'avais jamais remarqué avant. En outre, les trains partent plus tôt. J'ai perdu l'habitude de courir pour les attraper, étant donné qu'ils démarrent un peu plus tôt quand j'arrive.

Ils ne prennent pas non plus la même étoffe pour les costumes. -  Tous mes costumes ont tendance à rétrécir, surtout à la taille. Leurs lacets de chaussures aussi sont plus difficiles à atteindre.

Le temps même change. Il fait plus froid l'hiver, les étés sont plus chauds. Je voyagerais, si cela n'était pas aussi loin. Les courants d'air sont plus forts. Cela doit venir de la façon dont ils fabriquent les fenêtres aujourd'hui.

29 décembre 2008

Voeux...

Chers Filigranistes !
 
Je vous souhaite une année formidable où vous vous sentirez responsable, achèterez équitable, arrêterez de fumer si ce n'est déjà fait, une année de belles lectures, de jolies écritures, de moments de partage avec de tendres amitiés, une année de saine santé, d'amour, de rires clairs, de bonnes bouffes et de rêves secrets enfin réalisés.
Bref à tous
Une Très Bonne ET Heureuse Année 2009.
 
Jeannine
 

22 juin 2008

Ecrire seul... (Commentaire de J.S.) et réponse


J.S. nous écrit en réponse au message "Ecrire seul":
"Tout à fait d'accord, je me permets d'ailleurs de signaler une note où je parlais de cela. C'est vrai que cela fait longtemps que je n'ai rien envoyé à Filigranes car la contrainte du nombre de signes me refroidit ! A quand un Filigranes plus épais, où le nombre de signes par texte pourra dépasser les 10000, voire les 15000 ? Sans compter les fois où le texte sur le thème jaillissait après la deadline... (Cela dit j'ai écrit ces textes, au fond on peut dire que grâce à Filigranes j'ai écrit quelques textes de cette manière !) JS (jeudi, 19 juin, 2008)


Odette et Michel répondent à J.S. :
Il est vrai, le projet de Filigranes étant de publier le plus possible de personnes et de textes, nous avons dès le départ fixé une contrainte : 1500 signes par texte au maximum. Contrainte que espérions et que nous espérons toujours libératrice !

Par ailleurs, les dates données pour l'envoi des textes sont indicatives. Un certain laps de temps s'écoule toujours entre le moment du séminaire, celui de la correction et celui du dépôt chez l'imprimeur. On peut donc encore, si besoin est, intervenir de manière ponctuelle même après la date fatidique du séminaire...

Quant à l'urgence, pour la revue, elle est actuellement économique et il s'agit que nous contribuions tous à développer son lectorat : amateurs de poésie et d'écriture, bibliothèques, amis, écoles, à abonner, à faire écrire, etc. Nous pensons profondément que c'est parce qu'on écrit soi-même qu'on a envie de lire... les autres !

Nous y réfléchirons lundi 23 juin lors de la rencontre annuelle du collectif ...

Avec notre salut cordial à tous les amis de la revue

O+M.Neumayer, le 22 juin 2008

07 juin 2008

Allo ?




- C'est votre psy à l'appareil. Je viens de consulter votre blog et le message est le suivant : il faut qu'on se voie le plus vite possible. Je répète : le plus vite possible.

(Voutch)

Et maintenant... Science & Fiction !

Cocotte en plein champs...
Ou la rencontre de la science et de la fiction

Mariage – union – alternative – où – lien – avec – encore plus loin – E.T. – ajout – sans oublier – en parallèle – d’autre part – côte à côte – opposition – jouxter – un poids de plus – collectif – groupe – compagnie – relié – faire la paire – appariement – égalité – trier une collection – fusion – moulon – masse – inclusion – extansion – en tension – en opposition – contradiction (liste non exhaustive)

Voici donc les mots-idées venues à l’esprit des filigranistes
à propos du thème du futur numéro Science & Fiction.
Que de mots, que de mots ! Que de pistes !

Et le comble de la science alors ?
Christiane a déjà donné quelques réponses dans ce blog.
Pour moi le comble de la science serait… qu’il n’y ait plus de science !
Ou… Que la science totale ou absolue nous soit d’emblée donnée à la naissance
Ou…

Traiter les points communs et les divergences, traiter du temps et de l’espace
Teresa pose la question :
« quelles sont les raisons d’être de la fiction, les raisons d’être de la science ? Le rapport au réel et à l’existence ?»
Michel ajoute : « pourquoi distinguons-nous science et fiction ? »
Odette : « comment est-ce qu’on pourrait faire de la littérature avec une idée scientifique ? »
Dans nos rêves la frontière entre réel et imaginaire, entre science et fiction n’existent plus.
Tout devient possible. No limit !
La science est beaucoup plus proche d’un mythe que le monde scientifique n’est prêt à l’admettre.

Pour conclure et peut-être vous aider dans vos écritures en science et fiction,
une phrase de Jean-Didier Vincent :
« Seule l’hypothèse est belle… car elle est le produit pur de l’imagination. Le savant prétend atteindre le vrai qui est inséparable du beau, la réalité le gène. »

Jeannine

Ecrire seule dans son coin ?

Mais écrire seule dans son coin revient à ressasser ! Écrire pour une revue comme Filigranes, c'est passer d'une écriture solitaire à la découverte d'autres formes d'écritures. Donc à d'autres formes de pensées.
Nos pensées vont dans des directions auxquelles on n'aurait peut-être pas songé.
"J'ai remonté la filière de l'opaque" (Cursives du N°66 José-Flore Tappy).
Participer à Fili, c'est sortir de ses cases habituelles.
Jeannine

Pratiquer l'écriture pour penser autrement

Une revue pour penser autrement
La lecture de Fili m'invite à penser des possibles parce que chaque texte ouvre une porte originale, qui lui est propre, sur la problématique proposée. Surtout quand je ne suis pas arrivée à écrire, à la lecture du numéro, je me dis que j'aurai pu m'autoriser à écrire ceci ou cela ... Filigranes m'ouvre des portes intérieures, c'est donc un outil incomparable pour un enrichissement.
Et puis Fili me rassure sur le genre humain parce qu'il ajoute de l'humain à l'humain. C'est une revue qui me relie à la création contemporaine. Par le parti-pris des textes courts, elle est facile à manier, à lire. On peut sauter des pages, revenir en arrière, la laisser, la reprendre, sans préalable, l'emporter dans son sac chez le dentiste ou le médecin...
Et encore le rôle indispensable pour moi de l'édito qui recentre, me recentre.
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres que j'oublie à l'instant, je ne souhaite pas que la revue « papier » disparaisse.

Le comble
Le comble de la science reste à chercher... Il faudra inventer encore, mettre en recherche. Considérer l'aléatoire comme un moteur de recherche de la science. Il me semble que la science est une mise en normes. Normer la fiction serait la mort de la fiction. La fiction met en mouvements, mais la science aussi. La science explique ce que la fiction peut faire émerger. Bien des points communs.

Christiane Lapeyre

20 mai 2008

Voilà que...


Voilà que ça marche !!!
Donc, chers lecteurs du blog de Fili vous allez enfin pouvoir visualiser quelques bobines de filigranistes !
Par exemple, là à côté vous pouvez admirer Christiane Lapeyre, Sylvie Combe et Anne-Marie Suire en pleine action
lors d'un précédent séminaire.
Bien ce sera tout pour aujourd'hui.
A bientôt
Jeannine

22 février 2008

En marge du N°70 "Mondes industrieux" et de l'entretien avec Pierre Rhabi

Merci à Françoise Salamand pour les recherches bibliographiques que voici...

1- Des textes en marge du numéro "Mondes industrieux"
Souffrance en France
[Texte imprimé] : la banalisation de l'injustice sociale / Christophe Dejours
Auteur(s) : Dejours, Christophe (1949-....). Date(s) : DL 2006, cop. 1998. Langue(s) : français. Pays : France. Editeur(s) : Paris : Éd. du Seuil, DL 2006, cop. 1998. Description : 1 vol. (225 p.) : couv. ill. en coul. ; 18 cm. Collection(s) : (Points. Essais ; 549). ISBN : 2-02-088174-8 (br.) : 7 EUR.
Sujets : Travail -- Aspect psychologique -- 1990-.... Chômage -- France -- 1990-....Chômeurs -- France -- 1990-....Conditions de travail -- France -- 1990-....Exclusion sociale -- France -- Aspect psychologique -- 1990-....Souffrance -- Aspect social -- France -- 1990-....

Portrait du monde [Texte imprimé] : roman / Bernard Noël. Auteur(s) : Noël, Bernard (1930-....). Auteur. Date(s) : impr. 1988Langue(s) : français. Pays : France. Editeur(s) : Paris : POL, impr. 1988. Description : 1 vol.(233 p.) ; 21 cm. ISBN : 2-86744-138-2 (br.) : 85 F.

Nantes, rêves de travail : nouvelles / Ricardo Montserrat ; à l'initiative de l'Acener, Association des comités d'entreprise de Nantes et sa région...Auteur(s) : Montserrat, Ricardo (1954-....). Association des comités d'entreprise de Nantes et région. éditeur scientifique. Date(s) : 1995. Langue(s) : français. Pays : France. Editeur(s) : Paris : Ed. l'Harmattan, 1995. Description : 155 p : couv. ill ; 22 cm. ISBN : 2-7384-3217-4 (br.) : 85 FF. Notes : Contient un choix de témoignages, recueillis et rédigés par Ricardo Montserrat. - 9782738432179

L'Excès-l'usine / Leslie. (suivi de) Usine / [entretien de] Marguerite Duras et Leslie Kaplan. Auteur(s) : Kaplan, Leslie (1943-....). Duras, Marguerite (1914-1996). Date(s) : 1987. Langue(s) : français. Pays : France. Editeur(s) : Paris : POL, 1987. Description : 119 p ; 21 cm. ISBN : 2-86744-078-5 (Br.) : 69 F

Les carnets de Léonard de Vinci / introd., classement et notes par Edward Mac Curdy ; trad. de l'anglais et de l'italien par Louise Servicen ; préf. de Paul Valéry. - [Nouv. tirage]. Auteur(s) : Léonard de Vinci (1452-1519). MacCurdy, Edward (1871-19..). Servicen, Louise. Valéry, Paul (1871-1945). Date(s) : 1999-2000
Pays : France. Editeur(s) : [Paris] : Gallimard, 1999-2000. Description : 2 vol. (667 p.) (592 p.) ; 20 cm. Collection(s) : (Tel, ISSN 0339-8560 ; 116 ; 117). ISBN : 2-07-070844-6 (t.1). - 2-07-070845-4 (t.2)

Des textes en marge du prochain "Cursives" : entretien avec Pierre Rhabi.

Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester
[Texte imprimé] : pour une renaissance agraire / Pierre Gevaert ; préface Pierre Rabhi.
Auteur(s) : Gevaert, Pierre (1928-....). Auteur. Rabhi, Pierre (1936-....). Editeur(s) : Paris : Ellébore : Sang de la terre, DL 2006. Description : 1 vol. (269 p.) : couv. ill. en coul. ; 23 cm. Collection(s) : (Lapensée écologique, ISSN 1952-0239). ISBN : 2-86985-173-1 (br.). - 2-86985-169-3 (erroné). - 978-2-86985-173-3
Sujets : Problèmes sociaux, Écologie humaine, Éthique de l'environnement.

Nouvelles des amis de Pierre Rabhi. Auteur(s) : Terre et humanisme. Date(s) : 199X-2003. Périodicité : bimestriel. Editeur(s) : Lablachère : Les amis de Pierre Rabhi, [199?]-2003. ISSN : 1276-5015

L'homme entre terre et ciel [Texte imprimé] : nature, écologie et spiritualité / Jean-Marie Pelt, Pierre Rabhi, Nicolas Hulot... [et al.] ; préface d'Alain Chevillat. Date(s) : impr. 2007. Editeur(s) : Genève-Bernex ; Saint-Julien-en-Genevois : Jouvence éd., impr. 2007. Description : 1 vol. (155 p.) : couv. ill. ; 18 cm. Collection(s) : (Savoir et agir pour ce siècle ; 13). (Collection Les forums Terre du ciel). ISBN : 978-2-88353-587-9 (br) : 9,90 EUR : 18 CHF

Du Sahara aux Cévennes ou la Reconquête du songe / Pierre Rabhi...Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Date(s) : 1983. Editeur(s) : Lavilledieu : Editions de Candide, 1983. Description : 238 p ; 21 cm. ISBN : 2-904877-01-0 (Br.) : 70 F. Date(s) : 1995. Editeur(s) : Paris : A. Michel, 1995. ISBN : 2-226-07757-X (br.) : 78 F

Parole de terre [Texte imprimé] : une initiation africaine / Pierre Rabhi ; préf. de Yehudi Menuhin. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Auteur Menuhin, Yehudi (1916-1999). Préface. Date(s) : 1996. Editeur(s) : Paris : A. Michel, 1996. Description : 245 p : couv. ill ; 18 cm. Collection(s) : (Espaces libres, ISSN 1147-3762 ; 66). ISBN : 2-226-08733-8 (br.) : 49 F

Le recours à la terre [Texte imprimé] / Pierre Rabhi. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Date(s) : 1995. Editeur(s) : Lyon : Ed. Terre du ciel, 1995. Description : 143 p.-[2] p. de pl. ; 21 cm. Collection(s) : (Rebelle). ISBN : 2-908933-04-7 (br.) : 70 F.

L'offrande au crépuscule : témoignage / Pierre Rabhi ; préf. Georgina Dufoix. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Dufoix, Georgina. Préface. Date(s) : 1988. Editeur(s) : Lavilledieu-Ardèche : Ed. de Candide, 1988. Description : 245 p ; 21 cm.

Le gardien du feu / Pierre Rabhi. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Editeur(s) : Lavilledieu : Editions de Candide, 1988. Description : 184 p ; 21 cm. ISBN : 2-904877-09-6

Du Sahara aux Cévennes : ou la reconquête du songe / Pierre Rabhi ; préf. d'André Griffon. - 2e éd. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Griffon, André (1923-1999). Préface. Date(s) : 1985. Editeur(s) : Lavilledieu-Ardêche : Ed. de Candide, 1985. Description : 238 p ; 21 cm. ISBN : 2-904877-01-0

Récits sur les insectes, les animaux et les choses de l'agriculture [Texte imprimé] : les ravageurs, les auxiliaires, les serviteurs, le livre des champs, la chimie agricole / Jean Henri Fabre ; avant-propos par Pierre Rabhi ; préf. par Yves Delange. Auteur(s) : Fabre, Jean-Henri (1823-1915). Auteur. Rabhi, Pierre (1936-....). Préface. Delange, Yves. Préface. Date(s) : 2002. Pays : France. Editeur(s) : Arles (Bouches-du-Rhône) : Actes Sud, 2002. Description : 1024 p. : couv. ill. ; 21 cm. Collection(s) : (Thesaurus ; 2002). ISBN : 2-7427-3980-7 (br.) : 27 EUR.

Maasaïitis [Texte imprimé] : témoignage / Xavier Péron ; photos de l'auteur en cahier central ; préface de Pierre Rabhi. Auteur(s) : Péron, Xavier. Auteur. Photographie. Rabhi, Pierre (1936-....). Préface. Editeur(s) : Moëlan-sur-Mer : Blanc silex, 2003. Description : 333 p.-[8] p. de pl. : ill., carte, couv. ill. en coul. ; 21 cm. ISBN : 2-914875-00-2.

Une terre à cultiver [Texte imprimé] : pour un contrat agriculturel / Philippe Prévost ; préface de Edgard Pisani ; postface de Pierre Rabhi. Auteur(s) : Prévost, Philippe (1960-....). AuteurPisani, Edgard (1918-....). Préface. Rabhi, Pierre (1936-....). Préface. Editeur(s) : Paris ; Budapest ; Torino : L'harmattan, 2004. Description : 1 vol. (227 p.) ; 22 cm. Collection(s) : (Biologie, ecologie, agronomie). ISBN : 2-7475-6269-7 (br.) : 20 EUR.

Conscience et environnement [Texte imprimé] : la symphonie de la vie / Pierre Rabhi. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Auteur. Date(s) : impr. 2006. Editeur(s) : Gordes : le Relié, impr. 2006. Description : 1 vol. (233 p.) : couv. ill. en coul. ; 23 cm. ISBN : 2-914916-73-6 (br.) : 15 EUR.

La part du colibri [Texte imprimé] : l'espèce humaine face à son devenir / Pierre Rabhi. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Auteur. Editeur(s) : La Tour-d'Aigues : Editions de l'Aube, impr. 2006. Description : 1 vol. (54 p.) : couv. ill. en coul. ; 17 cm. ISBN : 2-7526-0269-3 (br) : 4EUR90. Sujets : Éthique de l'environnement, Écologie humaine, Environnement -- Protection.

Une agriculture du vivant [Texte imprimé] : l'héritage de l'Ecole de Beaujeu / préface de Pierre Rabhi. Auteur(s) : Rabhi, Pierre (1936-....). Préface. Editeur(s) : Monclar-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) : Ed. du Fraysse ; Avèze (Gard) : CEREA, DL 2006. Description : 1 vol. (313 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 22 cm. ISBN : 2-87909-016-4 (br.) : 20 EUR

21 février 2008

De nouveaux textes belges sur le site de la revue

De nouveaux textes venus de Belgique sont en ligne. N'hésitez pas à venir les découvrir
sur www.ecriture-partagee.com/
Au bonheur des belges, histoire d’une identité, René Hénoumont
Corps de métier, Jean-Luc Outers,
Dinddra, Girolamo Santocono
Gaza dans mes yeux, Marianne Blume
La petite rue claire et nette, Xavier Deutsch
Le nègre, Philippe Blasband
Marin mon cœur, Eugène Savitzkaya
Mémoires d’un ange maladroit, Francis Danemark
Nuit d’encre pour Farah, Malika Madi
Taffetas Noir, François Emmanuel
Nous deux, Nicole Malincoli, 1993
Het verdriet van Belgïe (Le chagrin des Belges) Hugo Claus, 1983
Le petit théâtre des opérations, Patrick P. Quinet
Gymnopédies et autres musiques, Yun Sun Limet

Excellente lecture !
Odette et Michel

15 février 2008

Le numéro franco-belge se précise !

Pour ceux qui n'auraient pas suivi les derniers épisodes...

Ce numéro est fondé sur l'idée d'un échange entre deux groupes d'auteurs-lecteurs : celui des habitués de la revue Filigranes qui travaillent en Provence et celui d'amis belges en relation avec ma revue...
Le collectif de Filigranes, réuni lors de son séminaire de janvier 2008 a fait un premier choix de textes à l'intention des amis belges. Ces textes sont en ligne ci-dessous. D'autres textes viennent s'ajouter.
L'idée est de proposer un vingtaine de brefs fragments d'auteurs francophones parus après 1980 dont le point commun est de présenter un lieu comme un cadeau, comme une incitation à écrire pour Filigranes en retour, en rupture ou dans les parages, en parallèle, d'un pays à l'autre.
En contrepartie, les amis belges vont nous envoyer des textes de leur choix autour du même thème pour permettre aux auteurs français de mettre à l'ouvrage et afin que l'échange puisse s'installer. Ces textes sont désormais en ligne ci-dessous. D'autres textes viendront s'ajouter. 
L'idée est de publier au début de l'été 2008 des éléments de ces écritures croisées : don et contre-don, point et contre-point dans un N° international porté par le rêve de métisser nos langues et nos cultures.


I. Textes proposés par les Français aux futurs auteurs de Belgique
La Cité de La Joie, Dominique Lapierre (1985)
La semaison - Carnets 1954-1979, Philippe Jaccottet
Prisonnier au berceau, Christian Bobin,
Je vais bien, ne t'en fais pas, Olivier Adam
La plus que vive, Christian Bobin,
Les planches courbes, Yves Bonnefoy
La place, Annie Ernaux
Tout-Monde, Edouard Glissant
Leman, Jean-Marie Gleize
Escorter la mer, Jacques Moulin
Chien de Printemps de Patrick Modiano
Les Tombeaux de Ravenne, Yves Bonnefoy
Déloger l'animal de Véronique Ovalde
Un an de Jean Echenoz,

Lentement à pied  à travers le Gras de Chassagne, Gilles Jouanard
Une gourmandise , de Muriel Barbery
Eldorado, Laurent Gaudé..


II. Textes proposés par les Belges aux futurs auteurs francophones
Ces textes ont été proposés par Noëlle De Smet.
Au bonheur des belges, histoire d’une identité, René Hénoumont
Corps de métier, Jean-Luc Outers,
Dinddra, Girolamo Santocono
Gaza dans mes yeux, Marianne Blume
La petite rue claire et nette, Xavier Deutsch
Le nègre, Philippe Blasband
Marin mon cœur, Eugène Savitzkaya
Mémoires d’un ange maladroit, Francis Danemark
Nuit d’encre pour Farah, Malika Madi
Taffetas Noir, François Emmanuel

D'autres textes viendront s'ajouter dans les prochaines semaines...
Les informations sont régulièrement mises à jour sur le site
http://www.ecriture-partagee.com/Fili/fi_71_textes.htm

Nous vous en souhaitons une bonne lecture
et espérons un intéressant travail d'écriture autour de
nos lieux communs
...

Odette et Michel Neumayer


02 février 2008

N°71 : Petit rappel du projet d'un FILI franco-belge

N°71 : Petit rappel du projet d'un FILI franco-belge
Le numéro N°71 est fondé sur l'idée d'un échange entre deux groupes d'auteurs-lecteurs : celui des habitués de la revue Filigranes qui travaillent en Provence et celui d'amis belges en relation avec ma revue...
Le collectif de Filigranes, réuni lors de son séminaire de janvier 2008 a fait un premier choix de textes à l'intention des amis belges. Ces textes sont en ligne ci-dessous. D'autres textes viennent s'ajouter.
L'idée est de proposer un vingtaine de brefs fragments d'auteurs francophones parus après 1980 dont le point commun est de présenter un lieu comme un cadeau, comme une incitation à écrire pour Filigranes en retour, en rupture ou dans les parages, en parallèle, d'un pays à l'autre.
En contrepartie, les amis belges vont nous envoyer des textes de leur choix autour du même thème afin que l'échange puisse s'installer. Ces textes seront bientôt en ligne. Les fichiers devraient nous parvenir incessamment.
L'idée est de publier au début de l'été 2008 des éléments de ces écritures croisées : don et contre-don, point et contre-point dans un N° international porté par le rêve de métisser nos langues et nos cultures.

Les textes actuellement proposés par les Français
La Cité de La Joie, Dominique Lapierre (1985)
La semaison - Carnets 1954-1979, Philippe Jaccottet
Prisonnier au berceau, Christian Bobin,
Je vais bien, ne t'en fais pas, Olivier Adam
La plus que vive, Christian Bobin,
Les planches courbes, Yves Bonnefoy
La place, Annie Ernaux
Tout-Monde, Edouard Glissant
Leman, Jean-Marie Gleize
Escorter la mer, Jacques Moulin
Chien de Printemps de Patrick Modiano
Les Tombeaux de Ravenne, Yves Bonnefoy
Déloger l'animal de Véronique Ovalde
Un an de Jean Echenoz,
Lentement à pied  à travers le Gras de Chassagne, Gilles Jouanard

01 février 2008

Lecture Parisienne

Marie-Christiane RAYGOT nous informe qu'elle participe à une lecture à PARIS. Elle invite les amis de Filigranes, tous ceux qui aiment la poésie et qui sont dans la capitale ou dans les proches environs, le 11 février à 19 heures à la Librairie « Art et littérature » 120, Boulevard Montparnasse à Paris. Cette rencontre est organisée par Henri HEURTEBISE de la revue Multiples (de Toulouse). Notre amie Marie-Christiane et les auteurs du prochain numéro donneront lecture de leurs textes.

31 janvier 2008

A propos d'Antoine Emaz

Le samedi 12.1.2008

Nous étions heureux de nous retrouver à Aubagne au centre de loisirs Castel Margot pour le séminaire de FILIGRANES. Nous étions environ 22. Après la présentation et l'agenda, Odette et Michel NEUMAYER nous conviaient à un tour de table au sujet du dernier numéro Courbes et figures.

Pour stimuler la lecture et l'analyse une proposition était faite par Michèle MONTE de mettre en dialogue: un ou plusieurs textes du N° 69 avec une phrase ou une idée puisée dans l'analyse critique d'un auteur, le poète Antoine EMAZ, (dans un rapport concordance ou dissonance, accord opposition) . Il n'est pas possible ici de reproduire ce texte mais en voici les principales propositions.

Présentation du texte de Antoine EMAZ (paru dans Le Nouveau Recueil –revue)

L'émotion (produite au plus près d'une expérience) et le sens importent encore pour cet auteur. (Ce qui ne fut pas toujours le cas selon les formes d'expressions poétiques contemporaines). C'est là que s'établit pour lui « la connexion », « même intermittente », entre la langue du poème et celle « vive » du lecteur. C'est là que la démarche poétique trouve sa justification, (devient « défendable »), et son caractère « original, prometteur, unique …»

Mise en suspicion du lyrisme et refus du grandiose, « l'illusion n'est plus possible ». « Le poème non comme envol mais ligne brisée ».

La critique et le temps ont sans doute mis à mal « l'optimisme (l'espoir ?) lyrique » des œuvres qui pour survivre doivent pouvoir se cogner au mur du fond jusqu'à le casser.

« Critiquer comme casser », parce que dedans c'est cassé.

L'autocritique est contingente de l'acte d'écrire pour le poète, « force équivalente de ruine », « le poème c'est ce qui reste ».- (Depuis Baudelaire le poète se double d'un critique, Antoine EMAZ me semble franchir un degré supplémentaire en imbriquant l'impulsion poétique et la critique dans le même acte de création-destruction)- L'autocritique naît avec le poème comme force antagoniste pour que le poème advienne et en même temps qu'il devienne « ce qui reste ».

« Méthode » : « saper la confiance en soi », « ne plus savoir », « écrire », « casser l'écrit », « trouver dans les miettes qui restent de quoi écrire encore » sinon ce sera rien.

L'auteur nomme cette posture « lyrisme critique », c'est un « élan sans envol », une « conscience du mur ». Il convient de garder « la saveur du réel » au sens de Reverdy.

La contradiction que cette posture implique, est affirmée comme le moteur de l'acte même d'écrire, avec des variations pour chacun entre ce qu'il y consent de «l' intellect » ou de « l'expérience », hors toute hiérarchie in fine.

Cette double posture est aussi celle d'une urgence de la langue et de la vie où il s'agit de se débrouiller dans un « réseau » : « de mémoire, de pensée, de sensation, d'émotion, de son… ». Il importe que le poème nous fasse entrer dans « son propre champ de forces » et ouvre « l'espace interne ».

Ecrire est mise à l'épreuve. Le texte est moins un écoulement que cette « énergie qui le tient et l'informe ».

Alors que le poète donne liberté à la langue il a « une conscience aiguë de la limite, de la fragilité, et du dérisoire » sinon le poème n'est que « bruit de langue… »

EMAZ cherche une authenticité face a un monde qu'il juge sale et sans rémission, « il n'en est pas d'autre » : « On ne va pas faire comme si… ». Alors « la parole tentée malgré, fragile, mais sûre de sa mémoire », n'est pas un chant, elle advient avec la destruction de la louange et de l'espoir. Mais indispensable parce que sans elle, le vide l'absence, « rien, ce serait pire, non ? »

22 janvier 2008

Pour préparer le numéro franco-belge



Pour alimenter le désir de s'informer sur la littérature belge contemporaine et entrer dans l'échange qui se prépare à propos du N°71 (à paraître en juillet 2008), voici quelques livres que nous avons aimés...

  • "Un pays qui ne s'appelle plus", Mariska FORREST, Edition des ateliers de la Banane, Bruxelles.
  • "La trisomie du silence" roman, Chantal MYTTENAERE, Edition Maintenant ou jamais, Les Eperonniers, 1997, Bruxelles.
  • "Le voyage en cargo", carnet de bord, Chantal MYTTENAERE, Editions Luc Pire, 2001. Belgique.
  • "L'effet Cathédrale" roman, Philippe BLASBAND, NRF, Gallimard, 1994, Paris.
  • "Le livre des Rabinovitch", Philippe BLASBAND, Millésimes, Le Castor Astral, éditeur 1998-2006.
  • "De cendres et de fumées", Philippe BLASBAND, Gallimard, 1990, Paris et chez Labor, BXL, 1999.
  • "Max et Minnie" roman, Philippe BLASBAND, NRF, Gallimard, 1996, Paris.
  • "Titre provisoire", Véronika MABARDI, Editions Lansman, Collection Théâtre à vif 36, 1993, Bruxelles.
  • "Les carnets du fleuve", Véronika MABARDI, Editions Lansman, Ecritures vagabondes, 2006, Bruxelles.
  • "The John Cage experience", 8 solos, duos ou trios (avec choses), Vincent THOLOME, Editions Le clou dans le fer, Collection Expériences poétiques, 2007, Reims.
  • "Couples etc (Bouts d'Amours), Vincent THOLOME, Editions Le clou dans le fer, Collection poésie, 2004, Reims.
  • "Personnologue", Sébastien DICENAIRE, Editions Le clou dans le fer, Collection poésie, 2007, Reims.
  • "Nouvelles à travers les saisons", Micheline BOLAND, Editions Chloé des Lys, 2006, Belgique.
  • "Perdre", Pierre MERTENS, Points Seuil, R443, 1991, Paris.
  • "Le chagrin des Belges", Hugo CLAUS, Editeur Pocket, 1983, Paris.
Odette et Michel Neumayer

14 janvier 2008

Séminaire des 12 et 13 janvier 2008 à Castel Margot

Il n'est pas évident de faire un retour en arrière après un séminaire Filigranes. A vous parler franchement, je n'aime pas vraiment les comptes… même rendus ! Mon problème, c'est qu'au lieu de prendre des notes pour vous raconter par la suite en détail ce qui s'est passé, je me contente de vivre chaque instant de lecture et d'écriture en essayant juste d'être totalement présente. Même si les moments d'écriture ne s'inscrivent pas toujours dans un plaisir immédiat ! Le doute voire une déprime (légère j'en conviens !) n'étant pas exclue ! Misère je n'arriverai jamais à trouver une idée pour cette consigne !

Pourtant, beaucoup de lecteurs et de lectrices de la revue ne pouvant être présents physiquement lors des rencontres, ce serait tout de même intéressant qu'il en reste une trace.

A maintes reprises, Odette a demandé à tous l'envoi direct de leurs productions au blog… hélas peu l'ont fait. Cette fois-ci, j'ai demandé aux participants qu'ils m'envoient par courriel   les textes qu'ils ont produits ce week-end, on verra… je rappelle que ce blog est celui de Fili, pas celui de Jeannine Anziani, alors S.V.P. participez !!!

En attendant donc, vous raconter :

comme d'habitude nous avons commencer la séance du samedi par un retour en arrière sur le numéro 69 "Courbes et Figures". Il s'agissait de trouver des correspondances, des échos ou des contrastes entre les textes parus dans ce Fili là et de courtes phrases du poète Antoine Emaz. Voici quelques unes de ces phrases prise au hasard…

« On se tient face à une urgence double, de langue et de vie ; chacun se débrouille, se dépêtre, se débat dans ce réseau parcouru d'intensités diverses de mémoire, de pensée, de sensation, d'émotion, de son… Aucun ne sait ; mais cela n'a pas d'importance si nous demandons d'abord au poème de nous faire entrer dans son propre champ de forces, et de rouvrir l'espace interne nécessaire pour respirer. »

« … Une parole qui ne tient que parce que c'est elle ou rien. Et rien, ce serait pire, non ? »

 

Le samedi s'est poursuivi avec la mise en route du numéro 71 "Lieux communs" titre peut-être provisoire.

Une citation de Georges Perec « un lieu où, imagine-t-il, vivre lui serait possible », puis une liste de cinq de nos lieux préférés à poser sur le papier.

Liste soumise ensuite au sein d'un petit groupe de quatre ou cinq personnes. Le lieu recevant le plus d'approbation se changeait alors en point de départ d'un récit. Mais… le texte devait fouiller le lieu, son sens, sans expliquer quoi que ce soit !

Dans un deuxième temps, production d'un autre texte resserré autour du lieu sans argumentation ni description. Tel était le programme.

 

Dimanche nous a vu replonger tous et toutes dans "Mondes industrieux". En effet, seulement une quinzaine de textes sur le sujet étaient parvenus à ce jour chez Odette et Michel. Alors il a fallu se mettre au boulot !

Quelques pistes : comment le monde du travail s'écrit-il ? Vocation ou contraintes ? Traitement des déchets, rien ne se perd… Rapports humains, travail à la chaîne, manufactures, incidence du travail sur le paysage, l'imaginaire des machines…

 

Et pour clôturer le week-end, lecture et choix des textes déjà parvenus sur ce thème de Mondes industrieux.

 

                                                                                                            Jeannine                                                                                                                                           

 

14 mai 2007

Erratum

Evidemment il faut lire Antithèse et non Antihèse, encore moins Antillaise ! Voilà la confirmation que vite et bien ne vont pas ensemble !
Toutes mes excuses
Jeannine

Antihèse, ellipse, hyperbole etc...

Lundi 14 mai 2007
Tout d'abord, une petite explication. Ne vous inquiétez pas si vous ne pouvez voir les photos, il faut une petite mise en place pas encore installée ! 
 
Ensuite, avait lieu ces samedi et dimanche un séminaire de Filigranes à Castel Margot, ce qui nous a permis de retrouver encore une fois ce lieu de verdure à l'abri de la fureur du monde pour se consacrer pendant quelques heures à l'écriture et à l'échange.
L'après-midi du samedi a démarré sur la problématique du N° 69 Courbes & Figures. L'atelier était animé par Michèle Monte et Teresa Assude. Le jeu consistait à reproduire une figure géométrique et à écrire un texte à l'intérieur, puis à choisir une figure de rhétorique et à retravailler le texte selon la pente à laquelle invitait la figure.
Voilà bien une autre façon d'entrer dans le monde géométrique !
Cette recherche s'est poursuivie le dimanche. J'avoue que je me suis retrouvée comme d'autres l'ont également avoué à produire des textes dont je ne me serais pas cru capable à partir d'une telle thématique !
Au hasard... je cite une phrase de Francis Finidori par rapport au rythme du losange : "j'aime-que s'aiment-les gens-que j'aime."
 
                                                                                                            Jeannine

14 janvier 2007

Samedi 13 janvier 2007 à Castel Margot

Pour rappel, le thème du N°68 sera : Galerie de contemporains.
S'interroger : qu'apporte la notion de galerie à un portrait qui aurait été unique ?
Marie-Christiane, Geneviève et Michel
 
 
Odette et Michel nous demandent d'écrire un portrait selon les mythes tels que : Le Misanthrope, Le Malade Imaginaire, L'avare, Les Précieuses Ridicules, Don Juan, etc....
Je vous livre le mien en vous laissant deviner le modèle...
 
Samedi matin 13 heures. Surtout pas avant. Notez bien le jour et l'heure, c'est important.
Guy a laissé sa voiture dans une rue adjacente et même mal garée, aucune importance.
A cette heure là, il pense que les flics sont allés bouffer, comme tout le monde ! Lui, un
vieux panier à bout de bras marche vivement sur l'avenue du Prado, Marseille. Guy fait le
marché, son marché pour toute la semaine.
- Mais pourquoi t'envoie pas ta femme, a demandé un jour un copain ?
- Ma femme ? T'es pas fou non ! Sûrement pas, elle peut pas faire ça, elle se ferait avoir !
A 13 heures, déjà, presque plus de chalands entre les étals et les vendeurs commencent
à remballer ce qui leur reste. C'est là que Guy intervient. Il s'arrête à un premier étalage.
- Vos artichauts là, vous me les faites à combien ?
Une minute après, notre homme se retrouve nanti de deux cageots d'artichauts ! Ne reste plus
qu'à continuer. Tiens, repérage, juste de l'autre côté de l'allée, stock de patates en vue, marchandage...
Voilà, vous avez compris, le truc est là. Plutôt que de repartir avec des fruits et des légumes invendus,
les forains préfèrent brader leurs produits. C'est que les fruits et les légumes, ça ne supportent ni la distance,
ni le temps qui passe. D'autant plus que le dimanche, il n'y a pas de marché !
Bon, c'est sûr, il faut aimer les artichauts et ne pas craindre l'overdose de patates !
 
Quelques pistes :
 
- Comment se démarquer du modèle en y adhérant malgré tout  ?(Michel)
 
- Comment est-ce qu'on se positionne par rapport à la personne décrite ? Avoir la conscience aiguë et fine de ce qu'on a décidé de faire  (Odette)
 
- Si on écrit sur un sujet, c'est perdu d'avance (Michèle Monte)
 
- La revue est un dispositif en soi (Christiane Rambaud
 
)
Christiane, Sylvie, Anne-Marie
 
Ce numéro est un numéro d'histoire sur lequel nous posons nos yeux de contemporains (Odette)
 
Mais il y a d'autres façons de s'inspirer de portraits. Je vous cite ceux que j'aime : Ames, Modes, Etc... extrait du recueil Toi et Moi de Paul Géraldy
ou encore les cinq nouvelles magnifiques Les Hommes oubliés de Dieu, d'Albert Cossery
Odette et Odile Dubreil
 
A vos portraits...
Jeannine Anziani

07 janvier 2007

2007 en écritures

Bonne et heureuse année 2007
à vous tous amis et lecteurs
du blog de Fili
 
Oui, au fait, c'est vrai, c'est la période des vœux. Ah, bien, alors que pourrions-nous donc NOUS souhaiter ?  A nous, braves et humbles écrivants de Filigranes...
Dans le dernier numéro de la revue, le 66 dont le thème était : Ludotextes, j'ai retenu dans la rubrique Cursives, quelques mots de José-Flore Tappy : "... l'écriture, elle, s'élabore dans le doute, le détour, l'inquiétude, à l'écoute des discordances qui nous fragilisent. Mais c'est la vulnérabilité qui rend humain..."
Voilà, ce sera donc mon souhait ! Doutons, faisons des tours d'écriture et des détours, inquiétons-nous, fragilisons-nous, soyons vulnérables ! Tout à fait, absolument.
Parce qu'en ces temps troublés, en ce début d'année où, hélas, plus que jamais rode l'intolérance, le sectarisme, le fanatisme, ces mots de José-Flore Tappy j'aimerais les relier à une phrase de Voltaire : "Que répondre à un homme qui vous dit qu'il aime mieux obéir à Dieu qu'aux hommes et qui, en conséquence, est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?"
 
Pas de doutes, Filigranes nous conduit à travers nos modestes écrits dans notre humanité en toute dignité.
Aussi, n'oublions pas de reprendre tous et toutes nos stylos, nos crayons, nos plumes pour une année nouvelle pleine d'interrogations !
 
                                                                                        Jeannine ANZIANI

12 octobre 2006

VILLA AMALIA - Pascal Quignard -Editions Gallimard

La lecture du dernier roman de Pascal Quignard, sa rencontre aux journées de Manosque m’ont donné une impérieuse envie d’écrire sur cette histoire de femme qui est arrivée certainement au bon moment pour moi. Ce qui suit n’est pas un texte critique, plutôt des notes de lecture que je souhaitais partager.

 

Ann Hidden ne se cache pas, elle ne fuit pas, elle s’allège, se désencombre, se retire, hors de portée d’un destin ordinaire qui ne la nourrit plus. Elle ne sait pas où elle va mais elle sait qu’il est vital qu’elle s’y rende toute affaire cessante.

Elle ne se perd pas, elle ne cherche pas, elle avance, se laisse guider.

Elle improvise sa vie comme sa musique et réinvestit le royaume enchanté et brutal de l’enfance.

Allégée, désencombrée, recentrée, elle  réapprend à voir l’invisible, à entendre l’inaudible.

D’elle, ne reste que l’essentiel, l’essence, la part belle, longue et fine.

Elle accueille plus qu’elle n’est accueillie.

Elle fait de la beauté son nid et s’y couche.

Du silence, elle fait un ami.

Elle naît sous la plume de Pascal Quignard comme un marbre sous les ciseaux du sculpteur, belle et lisse. Elle glisse sur les mots.

Elle bouge, compose, chante, aime, pleure, dans l’espace et la respiration d’une écriture qui la porte et la conduit, dans une osmose rare, vers l’inéluctable.

 

 

Geneviève Liautard

 

11 octobre 2006

GALERIE DES CONEMPORAINS (suite)

Galerie des contemporains

Que faire ?

 

            Surtout ne pas se laisser aller ! Pas de temps mort ! Pas question de sombrer dans l’oisiveté ! C’est le moment de se remettre en question, de prendre de fermes résolutions quand même !

 

            Voyons :

Lundi :

 matin

10h-11h : sophrologie avec les Femmes de la Maison Rose    

12h-14h : repas et tests œnologiques : post stage d’été des Œnologues VTP, (Vigne du Temps Présent). D’ailleurs c’était formidable, en juillet dernier, cette virée dans le Bordelais, on a visité de ces Châteaux, de ces chais….

après-midi

15h-17h : atelier d’écriture sur le Moi, le Toi …et le Soi...je crois… enfin je ne suis pas sûre… Mais l’animateur est formidable : il met tout en ligne sur Internet, c’est bien ! Après ça fait tout plein d’e-mails auxquels il faut répondre, ça occupe bien toute une soirée.

Mardi :

matin

10h-12h : groupe de parole Ménopause

après-midi

14h-15h : acupuncture anti-tabac, il faut que je me dépêche de me sevrer, avant l’interdiction généralisée dans les lieux publics, car j’ai horreur de fumer chez moi, en tête à tête avec moi-même.

Mercredi :

matin

10h : séance chez le psy : penser à arrêter aussi. Dix ans, ça suffit !

après-midi

randonnée VTT avec les copains cybervélocipédistes.

Jeudi :

Ce jour-là, quand même, je le garde pour moi, enfin… pour les visites d’expos ou de musées. Ne pas oublier Ingres, Cézanne, Braque, Aléchinsky, Tapiès… A propos, je viens de lire un bouquin « Qu’est-ce que l’art abstrait ? », je me posais la question avant, après je n’ai toujours pas la réponse…

Vendredi :

matin

aquagym

soir

chorale : notre chef de chœur  nous fait travailler une pièce d’un contemporain de Mozart, un certain François Joseph Gossec, sa Grande Messe des Morts, ce n’est pas mal du tout…

Un week-end sur deux :

séminaire d’Ontologie Analytique à l’Abbaye des Q.T. (des Quatre Temps). Il y a un jésuite sensationnel, vous vous rendez compte : il est allé en Chine et il a connu Lacan !

 

            Il faut penser aussi à la culture biologique des pieds de tomates bonzaï sur le balcon, aux meubles à peindre au pochoir et à la musculation des abdos et de la ceinture pelvienne… J’en oublie sûrement…Il faut que je note tout sinon… Il faudrait quand même que je trouve un créneau pour un petit atelier mémoire …

Nicole Brachet

 

 

 

 

09 octobre 2006

Galerie de contemporains

Sa moustache cirée barre son visage de noir.
Comme un loup qui aurait glissé le long de son nez.
Il est grand, maigre, fumeur et amateur d'alcool ambré.
Il a le verbe haut, il monte en épingle les problèmes et ne bâti
jamais de solutions.
Il les donne en mille !
L'air assuré, il s'appuie sur des banalités et affirme des
approximations.
Il appelle ça, polémiquer.
Il annonce la couleur. Son couple est libre des entraves de la
fidélité :
"à bonne entendeuse, beau cul !"
Il effleure parfois le fond, mais semble craindre la verticalité.
Il chaloupe en se tenant fermement au mat de sa vanité.

J'ai une amie, qui a une vie de famille exemplaire.
Elle aime sa mère et regrette son père.
Elle est toujours en éveil pour tendre la main, à son fils et à sa
fille,
pour ouvrir les bras, à son petit fils et à sa petite fille.
Son meilleur ami est son mari.
Sa maison est claire et jolie.
Son jardin vert et fleuri.
Elle écrit des contes, médite, cuisine et reçoit des hôtes de tous
les pays.
Elle fait montre d'une gentillesse infinie.

Fils chéri est gentil, poli, drôle et emporté.
Téméraire, bavard, généreux et guerrier.
Son tonus a peu de limite.
Il veille la nuit et se lance incessamment des défis.
Il a en cours un opéra rock métal, un roman dans les pas de Kafka,
des toiles humides de térébenthine, une pratique assidue d'art martial
et un master à enjamber.
Il est attaché au rosier nain qui pousse devant sa fenêtre.
Il a une collection d'instruments de musique qui le dispute à une
forêt de pinceaux hirsutes.
Il change parfois ses draps.
Il veut enseigner la philosophie.

Odile D.

08 octobre 2006

Pour Anna Politovskaïa et pour tous les anonymes…

Pour Anna Politovskaïa et pour tous les anonymes…
J
e ne sais pratiquement rien de la Russie ni de la Tchétchénie.
Mais je ne peux feindre d’ignorer, d’où qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, les assassinats, les crimes, les massacres, les morts.
Grands pays recouverts de souffrances, je veux continuer à pouvoir parler librement avec vos habitants, à partager avec eux quelques bonheurs liés à l’échange de pensées, de textes, d’émotions.
Pourrons-nous continuer ce que nous avons entrepris avec « Est-Ouest…et retour », Filigranes, n°65 ? Nous avons à peine fait connaissance.
Rappelons-nous « qu’en ces temps où trop souvent la violence préside aux relations entre pays, le seul choix possible est d’aller à contre courant, à la rencontre des autres, de leur culture et de leur imaginaire." (1)

Nicole Brachet, 08/10/2006

(1) Filigranes, n°65, extrait de l'éditorial du 24.07.06 (Odette et Michel Neumayer)

06 octobre 2006

Compte-rendu pas très exact !

Samedi 30 septembre 2006 à Castel Margaud
 

Compte-rendu pas très exact !

de Jeannine Anziani

 
Quelques titres de lectures conseillés :
- Le quatuor d'Alexandrie de Laurence Durrell
- L'art de la joie de Gloria Sapienza
- Dialogues de François Cheng
- La petite route du Tholonet de François Gantherey
 
Ce nouveau séminaire de Fili. commence par quelques commentaires à propos du dernier numéro de la revue paru, soit le N°65. Pour rappel, il était loin d'être évident de produire un premier numéro international.
Enfin, grâce à l'ordi portable d'Odette, nous pouvons voir en photo nos correspondants russes.
 
Puis nous passons au N°67 : Intime versus Extime
Certains sont priés de faire une liste commençant par... ine...
les autres par ex !
 
Bon, est-ce que je vais vous faire un compte-rendu minute par minute de ces deux jours ?
Franchement, non. Mon avis est que ce serait probablement fastidieux à écrire pour moi, à lire pour vous !
Non, là n'est pas mon propos. Par contre, j'ai bien envie de vous donner envie, vous qui n'étiez pas là, envie de participer à nos projets.
Alors ? Si vous suivez bien... le prochain numéro à paraître est le :
N° 66 "Ludotextes".
Bravo ! Si vous avez trouvé, vous avez gagné !
Donc, dimanche, un peu avant que midi sonne au clocher d'Aubagne, Odette et Michel nous ont proposé d'écrire un texte sur ce thème délicieux.
Est-ce que c'est une bonne idée de vous livrer mon essai ci-après ?
Mais Niestche a dit : "il faut vivre dangereusement"...
 
Rien. Le néant. Le vide absolu.
Dans la tête. Aucune idée.
Trouver quelque chose de drôle à écrire !
Un texte pour Ludotextes.
D'accord. Seulement...
Rien. Le néant. Le vide absolu.
Rien ne vient. Aucune idée.
Mais alors aucune idée, aucune pensée ?
Alors ça, ça, c'est magnifique !
C'est... inespéré !
Parce que... depuis le temps... que tu cherches...
à entrer dans l'état de méditation.
Sans grand succés, faut bien l'avouer.
Voilà, t'as trouvé !
Suffit qu'on te lance une consigne sur le coup de midi, comme un pari,
pour que ton esprit s'écrase comme une poignée de figues trop mures,
s'aligne sur ton ventre vide,
et qu'enfin tu atteignes... un bide !
 
 
 

25 septembre 2006

dispersion nicole brachet

nicole brachet

 

 

Dispersions

 

 

Dernier jour de l’exposition “Cézanne en Provence” au Musée Granet d’Aix en Provence et nocturne jusqu’à 4h 30 du matin.

Extinction des feux ou plus exactement des projecteurs qui jetaient leur lumière artificielle sur les toiles. Elles ont coexisté pendant près de trois mois, se répondant les unes aux autres comme jamais, même s’il y eut d’autres rétrospectives, même si elles étaient réunies approximativement de la même façon, pendant le précédent semestre, à la National Gallery of Art de Washington.

L’unique, ce fut leur présence si près des lieux mêmes où elles furent produites, conjonction rare d’un lieu et d’une œuvre. Retour à leur point de départ, si près de l’atelier, si près du motif, des paysages qui les ont inspirées. Mise en abyme émouvante.

Pourtant la date est venue où il faut s’arracher à leur présence, les quitter, en prendre congé, sachant que pour certaines d’entre elles, il est peu probable de les revoir. Que représente l’instant du décrochage pour ceux qui en sont les acteurs ? Regret, émotion, soulagement ou simples préoccupations techniques et routinières ? L’exaltation de la mise en place a disparu.

Les toiles se dérobent, elles sont enfermées dans des boites-cercueils, convoyées dans des camions discrets, de nuit, sous escorte policière, ou de jour  au son de sirènes tonitruantes. Elles quittent à nouveau le lieu de leur origine : que sait-on de leurs pérégrinations de plus d’un siècle ?

Elles vont partir dans différentes directions : le Grand Pin à São Paulo, l’Estaque à New York, le Paysage bleu à Saint- Pétersbourg, le Mont Sainte-Victoire vu des Lauves à Moscou, d’autres à Paris, à Rome, en Islande…retrouvant leur collection d’origine ou d’obscurs coffres-forts. Elles s’envolent, sillonnent le ciel, confiées à des pilotes de supersoniques. C’est banal ! Toutankhamon prend bien souvent l’avion.

La plupart vont reprendre vie sous le regard d’autres publics, faire naître à nouveau des émotions. Elles ne s’exhibent pas, elles dialoguent, se prêtant à cet échange si particulier qui font d’elles des objets singuliers et vivants. Mais pour moi, ici et maintenant, c’est l’heure de leur dire adieu.

Dimanche 17 septembre 2006

 

 

 

 

 

 

17 mai 2006

réponse à jeannine

Entremet franco-russe

En réponse à Jeannine

 

 

Ce matin au petit déjeuner, juste avant de lire ta lettre parue sur le blog de Fili, je faisais justement la remarque aux enfants que ce flan que nous mangions portait, dans mon enfance, ce nom de « Francorusse ». Et soudain cette coïncidence étonnante m’est apparue : je redécouvrais ce goût d’enfance (au chocolat exclusivement) depuis quelques mois, peut-être depuis qu’il y a eu ce projet pour Filigranes…

Que les français écrivent un texte sur la Tchetchénie quand il s’agit de Russie ne m’étonne pas et n’étonnera pas nos amis non plus, je crois,  qui savent que les français se passionnent pour le sujet. Tout comme on peut toujours évoquer la dure réalité de l’alcoolisme dans les campagnes où le chômage règne, la basse espérance de vie des hommes, la déliquescence du système éducatif et de santé, la folle course vers le profit de la classe sociale émergente des « nouveaux russes ». Tout cela est vrai mais est-ce le sujet de notre « Est-Ouest  et retour » ? Ne cherchons-nous pas avec ce n° exceptionnel de Filigranes  à nous approcher d’une réalité plus sensible faite de délicats tissages de liens, bien plus difficile à définir finalement puisqu’il s’agit de parler aussi de gens sincères et vrais, simples et entiers dans leur amitié et leur attachement, courageux et sans doute, oui,  peu habitués à dire les difficultés, à s’opposer, à s’affronter. Il y a 15 ans, ce pays était encore complètement fermé et la réalité du Moscou d’aujourd’hui, bouillonnant, aux vitrines rutilantes et voitures les plus chères est trompeuse, faisant oublier l’immense fossé qui sépare un passé tout récent encore, figé, stable, d’un présent qui ne cesse d’amorcer de nouveaux virages. De quoi vraiment avoir le tournis ! Quoi de plus beau alors, de plus rassurant peut-être que de manier cette belle langue française au charme toujours suranné et si peu adéquate pour exprimer les soucis et angoisses que l’on ressent parfois en marchant sur le fil de la vie au quotidien, de la Russie au jour le jour.    

Carole. 16 mai 2005.  

15 mai 2006

Concours

Avis aux amateurs
 
Les Ecrivains Méditerranéens & la Revue Souffles
45 rue Léon BLum - 34660 Cournonterral
Tél. 04 67 85 09 02
 
organisent leurs 64ème Jeux Littéraires Méditerranéens
 
Ouverts jusqu'au 30 juin 2006, les 64ème Jeux Littéraires Méditerranéens
comprennent 7 prix.
 
Pour tout renseignement, téléphonez-leur, ils vous enverront par courrier le règlement complet, et pour les participants....
Bonne Chance !

14 mai 2006

Lettre à Carole

Lettre à Carole

 

Marseille dimanche 14 mai 2006

Difficile d’écrire à quelqu’un que l’on ne connaît pas pour rendre compte d’un état des lieux que l’on appréhende mal ! Mais bon, je vais essayer en démarrant sur une phrase de ton texte. Ah ! Déjà, merci de m’autoriser à te tutoyer. Je crois que cela va me faciliter la tache.

Donc, cette phrase : " j’ai eu envie de m’installer ici : peut-être pour retrouver ce goût de liberté, cette vitalité extraordinaire des gens d’ici. Ou bien pour ressentir que tout est possible dans ce pays… "

Ce numéro franco-russe… quand j’étais petite, existait une marque d’entremets : les flancs franco-russes. Est-ce que ça existe toujours ? Je ne sais.

Mais je sais que le prochain numéro de Filigranes sera russo-français. Est-ce que ça va marcher ? Faut espérer.

Cette idée d’échanges de textes est une idée formidable. Cette rencontre de cultures différentes un véritable enrichissement. Et pourtant ? Pour la première fois, je crois, dans l’histoire de Fili, à la date du séminaire où doit s’effectuer le choix des textes, nous voilà confrontés à un écueil de taille : au jour d’aujourd’hui, pas assez de textes ! Aussi bien du côté russe que du côté français. Du côté russe, je ne peux rien dire. Du côté français d’où viendrait le blocage ? Choisir un texte russe, c’est aller vers. Vers l’autre. L’inconnu. L’étrange. L’étranger. C’est ensuite comprendre. Ensuite répondre. Mais quelle réponse ? En écho, parallèle, résonance ?

Hier, un drôle de lapin est sorti du chapeau du prestidigitateur : un texte sur la Tchétchénie. Et voilà l’assemblée divisée ! Que va-t-on s’autoriser ? Sans parler de censure, que peut-on dire et que peut-on ne pas dire ?

Si nous revenons sur le pont de ce bateau où il est question de " retrouver ce goût de liberté, cette vitalité extraordinaire " des gens de Russie, alors no limit ! Mais il est aussi question d’accueillir des gens chez soi, entendons dans la revue. Est-ce que si j’invite des inconnus dans ma maison, je vais prendre le risque de les froisser, peut-être de leur faire du mal ? That is the question !

Autrement moi, ce que je peux dire des textes envoyés par les russes et que j’ai lu ce matin, c’est que je les trouve puissants, beaux, vrais et dépaysants : une porte ouverte sur un autre monde.

Pour ce numéro 65, Michel a dit ne pas vouloir d’un numéro mièvre. Il ne sera pas mièvre. Personnellement je ne me sens pas d’aborder un thème dont je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants ; mais si quelqu’un prend le risque de s’y atteler, comment cela sera-t-il perçu de l’autre côté ? Comme un point de vue français ou comme une agression ? Et alors peut-on ajouter de l’agression à l’agression ?

" Tout est possible dans ce pays " dit encore un des personnages sur le pont du bateau. Oui, le lapin est sorti du chapeau, qu’est-ce qu’on en fait ? On le mange en civet ?

Et quand tous les textes seront arrivés, quelle place donner aux russes et quelle place aux français ? Décidément, ce numéro soulève beaucoup de questions !

 

Jeannine Anziani

27 avril 2006

Un grand merci à tous les contributeurs du Cursives n°64

    Chers Amis,
 
        Comme vous avez pu le constater, Fili N°64 est arrivé dans votre boite aux lettres, avec du retard par rapport à la date prévue pour sa sortie, forcément !
 
    Je voudrais remercier celles et ceux qui m'ont adressé des textes pour  le Cursives de ce numéro. Nous n'avons pas pu faire paraître tous ces textes dans leur intégralité. Manque de place, bien sûr ! Ils sont tous archivés et pourront être mis sur le site de FILI ou sur le blog , avec l'accord de leurs auteurs.
 
            A bientôt et rendez-vous au prochain séminaire.
 
 
 
 
                                                                                                        NICOLE BRACHET

16 mars 2006

Séminaire d'écritures des 11 et 12 mars 2006

"Comme les années précédentes, ce séminaire est autogéré de manière monacale : repas tirés des sacs, de larges plages horaires pour les écritures personnelles qui dans la bousculade quotidienne restent en plan, de brefs moments d'échange sur les textes en cours, en guise de relance.
Un moment rare où seul écrire compte. Voilà, c'est tout, ou presque tout. " (courriel d'Odette et Michel du 7 mars)
 
Bien, le ton est donné, reste plus qu'à bosser !
Le samedi 11, nous étions 11 à nous y coller,
le dimanche 12, 12 !!! (C'était une remarque le Maître Pierre)
Surprise, parmi les participants et participantes,
Diane, une canadienne amie de Christiane Rambaud.
Notre invitée a décidé de préparer un projet de pièce de théâtre.
Christiane Rambaud, elle, choisit de travailler pour le prochain numéro de la revue
un texte en réponse aux textes venus de Russie.
Toujours à propos de ce futur numéro, Odette mitonne son édito ;
Michel le "cursives".
Agnès Petit s'investit sur la poésie et la ville pendant que Michèle
nous concocte des textes sur l'automne, les chênes en hiver, les amandiers en fleurs.
Quant à moi, j'ai choisi d'investir la poésie slam !
De l'angoisse qui se transformera ensuite en jubilation.
Que ceux que le slam intéresse aillent faire un tour sur :
 
Riche, dense ce week-end entre textes écrits et
lectures des dits textes à voix haute.
Donc... à l'année prochaine ?
 
Jeannine
 
 
 


14 février 2006

A déposer avec les témoignages à Nathalie

De la part de Geneviève Liautard

"Les anges ne reprennent-ils en eux, réellement, que ce qui
est
émané d’eux, ou bien s’y trouve-t-il parfois,
comme par mégarde, un peu de notre essence aussi ?
Sommes-nous à leurs traits mêlés – ne serait-ce qu’un peu -
simplement comme est le vague au visage
des femmes enceintes ? Ils ne s’en aperçoivent nullement
dans le cycle pressé de leur retour en eux.
(Et s’en apercevoir comment le pourrait-ils ?)"

Deuxième élégie de R.M. Rilke
(Traduction, Armel Guerne)

05 février 2006

Bonheur de lire les premiers textes envoyés par les amis russes

Le numéro 65 de Filigranes, numéro dit "international" se prépare.
Quel bonheur de lire les premiers textes qui nous parviennent. Akhmatova, Maïakovski, Pasternak, Tsvetaïeva, autant de cadeaux venus d'ailleurs. De la Russie à la France il n'y a pourtant guère plus que quelques centaines ou milliers de kilomètres...
Ce qui, avant toute lecture approfondie, touche et nous touche c'est l'intention ! C'est la pensée pour l'autre ! C'est le dialogue invisible, un "dialogue d'activité à actrivité" comme diraient les ergologues, dans le prolongement du grand psychologue soviétique Vygotski. Quel dialogue ? Celui qui nous réunit à la faveur d'un premier échanges "d'auteurs auxquels nous tenons", et ce, dans le cadre d'une réflexion commune à propos du partage de l'écriture.
Oui, nous aimerions bien (nous aimerions tant !) que l'autre lise ce que nous avons choisi pour lui, ou pour elle, avec délicatesse, avec l'espoir qu'un désir d'écriture inouï naisse de cette rencontre, avec la crainte que le texte choisi ne soit peut-être pas compris, ou pas adapté, ou trop différent de ce qui pourrait être attendu. Pourtant nous l'avons fait ! Advienne que pourra. Nous sommes résoluments optimistes ! C'est ce que nous avions imaginé avec Nathalie.

Merci à vous chers amis de Moscou et d'ailleurs qui avez choisi et traduit ces textes. Merci à Carole qui nous les transmet et qui est la cheville ouvrière de cet échange.

Quant à vous, futurs auteurs qui brûlez de découvrir ces textes pour vous mettre au travail,
ils seront prochainement en ligne sur le site www.ecriture-partagee.com

Odette et Michel Neumayer

01 février 2006

Pour Nathalie : avec tendresse

Un dimanche de janvier 2006
De l'ange, elle avait la grâce. Et puis, dés notre première rencontre, au premier regard, j'ai senti comme une distance, une différence. Comme si, quelque part, elle nous avait déjà quitté. Je l'ai peu connu, trop peu certainement pour l'apprécier vraiment. Mais il y a dans l'existence des êtres qu'on croisent et qui vous laissent comme une empreinte. Nathalie Ferrier était de ceux là.
De l'ange, elle en a parlé dans son dernier texte et son dernier mot encore : anges.
Certainement, elle est à leurs côtés. Certainement Nathalie je ne pourrais t'oublier.

Jeannine (le 8 janvier 2006 à 17:39 )

Séminaire (2) Prégnance du genre ?

Dimanche, il ressort de ces lectures en commun une prégnance du genre : le genre répondant au genre. "Une nécessité du récit" (Odette). D'autre part, "Qu'est-ce qu'on a cherché à faire en choisissant le texte proposé"(Michel) ?

Le texte que j'ai proposé aux russes est un extrait de "La Naissance du jour" de Colette. En résulte ce qui suit :
"Le pays où j'habite est une vieille dame frileuse qui s'habille d'un châle en dentelle de laine l'hiver mais n'hésite pas l'été à courir d'un pas encore léger sur le sable mouillé d'une plage.
Le pays auquel j'écris est un géant bourru emmitouflé de fourrure, la tête enfouie dans une chapka qui parcourt à grandes enjambées des steppes polaires et des forêts centenaires.
Ici au creux de la chaleur méditerranéenne et sous le soleil éclatant, existe un monde empli de douceurs fragiles, de mille vies délicates, de poésies secrètes.
Ici se cache sous d'apparentes évidences des personnages de conte de fée.
Ce matin, comme tous les matins en ouvrant mes volets, mon matou m'attendait de l'autre côté de la vitre. En ce moment il a revêtu son costume contre le froid ; c'est-à-dire qu'il a doublé de volume, parce qu'il ne fait rien d'autre de ses journées que ronronner sur les coussins du salon et manger trois fois par jour - ce qui est beaucoup trop - des platées de pâté !
- Oh César, ont crié ce matin devant la fenêtre mes deux lutins familiers en suivant le roux félin à la trace. Le suivant... mais point le touchant, car depuis quelques temps, petit garçon et petite fille ne cherchent plus à caresser l'animal. Ils se sont pris trop de traîtres coups de griffe les laissant sans couleurs, plein d'incompréhensions, de peur et en pleurs.

Jeannine

Séminaire (1) Préparation du N° international

Le 16 janvier 2006 à 14:26
Préparation du N°65 dit Numéro International.

Nous avons à choisir un texte parmi ceux proposés par les Français à l'intention des Russes et
à voir ce qu'il advient... Samedi, je choisis un texte de Marguerite Duras "Ecrire"(1993)qui m'a
inspiré ce qui suit :
Écrire sur l'écrit.
Encore. Toujours. Une fois encore.
Écrire est-ce possible ? Écrire pourquoi ?
Écrire pour écrire ? Non. Écrire parce qu'on ne peut pas faire autrement.
Pas pour se regarder le nombril ni pour se voiler la face.
Écrire comme une crise de foie, un rhume de cerveau, une maladie de la peau qui vous tomberait dessus régulièrement.
Écrire sans savoir où l'on va. Pour aller là-bas. Plus loin.
Sans savoir où c'est loin, sans savoir si c'est bien.
Pour se faire du bien ? Pas forcément.
Pour créer des liens ? Pas obligatoirement.
Écrire pour dire, maudire, sourire, en rire.
Écrire ses souvenirs.
Se souvenir d'écrire.
Légèrement, passionnément, en passant, en courant.
Autant en emporte le vent.
Jeannine

29 janvier 2006

Un texte retrouvé : Nathalie, encore un peu

"Je remercie A.C. de sa réaction adressée à la revue Filigranes en mai 2005. Cela nous a permis, dans le cadre du séminaire, d’examiner les questions de consigne, d’hermétisme, d’austérité et de tautologie. La discussion a été riche. Personnellement, elle m’a permis de me remémorer les impressions que j’avais eues aux premières lectures de la revue. Beaucoup de textes étaient étranges pour moi : écriture d’un monde étranger, l’écriture comme un monde étrange. La discussion m’a permis du même coup d’entendre formulée par d’autres cette solution que je m’étais appliquée à moi-même : un texte hermétique pour soi aujourd’hui sera clair demain, et la clarté d’aujourd’hui pourrait bien s’estomper avec le temps. La réception dépend du moment de vie du récepteur.

D’autre part, ce séminaire a été l’occasion de renouveler mes interrogations. Je reste aujourd’hui en recherche sur l’écriture et, écrire sur l’écriture, j’en veux encore !

J’ai relevé trois pistes de l’échange avec lesquelles je vais conclure : Qu’est-ce que la lecture d’un texte poétique aujourd’hui ? L’envie de se heurter à ce qu’on ne connaît pas déjà ? Une lecture qui ébranle le champ des savoirs sur la poésie ? Si j’ai toujours eu l’impression d’être lectrice de poésie, je peux dire que je deviens lectrice de poésie – « autrement ».

Nathalie Ferrier, lors du Séminaire des 30 avril et 1er Mai 2005.

Le blog de Filigranes

Le blog de Filigranes

Tisser des liens entre auteurs et lecteurs de la revue telle est la raison d'être de ce blog. Toutes les informations sur FILIGRANES, revue d'écritures, sont disponibles sur le site www.ecriture-partagee.com

Filigranes, revue d'écritures, entend promouvoir les "hommes du commun à l'ouvrage" (Jean Dubuffet) et soutenir l'accès de tous au pouvoir d'écrire. Aventure collective engagée en 1984 et poursuivie depuis, la revue a pour objet d'ouvrir un espace de coopération où l'écriture puisse se mettre en travail et où lecture et publication deviennent démarche partagée. Lire un numéro de Filigranes, c'est repérer le dialogue des textes et découvrir comment les problématiques et thèmes proposés donnent matière à écrire. Trois fois par an se tient un séminaire ouvert aux lecteurs et amis. C'est là que s'élaborent les choix éditoriaux contribuant à enrichir la réflexion de chacun au sujet de la création contemporaine.

Excellente lecture !

25 janvier 2006

Naissance du blog de Fili

Naissance du blog de Filigranes, 25 janvier 2006.